L'homéostasie

📍 Biologie fondamentale
⏱️10 min

Le corps humain est constamment exposé à des variations

Pourtant, malgré ces changements permanents, l’organisme parvient généralement à maintenir des conditions internes relativement stables compatibles avec la vie.

Cette capacité de maintien de l’équilibre interne est appelée : homéostasie

Il s’agit d’un équilibre dynamique, continuellement ajusté grâce à de nombreux mécanismes de régulation.

Comment le corps humain peut-il rester stable alors que tout change autour de lui ?

I. Définition de l’homéostasie 

L’homéostasie est l’équilibre du milieu intérieur.

Le corps ne maintient pas des valeurs totalement fixes, mais des valeurs qui oscillent dans des limites compatibles avec la vie.

Par exemple :

  • glycémie normale : environ 70–110 mg/100 mL ;

  • température corporelle : autour de 37°C ;

  • pH sanguin : autour de 7,35–7,45.

Chaque cellule de l’organisme dépend de cette stabilité pour fonctionner correctement.


Le milieu intérieur

Le milieu intérieur correspond à l’environnement dans lequel vivent les cellules.

Il est principalement constitué des liquides corporels :

  • plasma sanguin ;

  • liquide interstitiel ;

  • lymphe ;

  • liquide cérébro-spinal.

Le liquide interstitiel entoure directement les cellules et permet :

  • les échanges d’oxygène ;

  • les échanges de nutriments ;

  • l’élimination des déchets

 


II. Les liquides corporels 💧

Le corps humain contient différents compartiments liquidiens.

A. Liquide intracellulaire (LIC)

Le liquide intracellulaire est le liquide situé à l’intérieur des cellules.

Il représente la majorité de l’eau corporelle.

Il contient :

potassium ;
protéines ;
enzymes ;
molécules nécessaires au métabolisme cellulaire.

B. Liquide extracellulaire (LEC)

Le liquide extracellulaire est situé hors des cellules.

Il comprend :

le liquide interstitiel ;
le plasma sanguin ;
la lymphe ;
certains liquides spécialisés.
Liquides spécialisés :
liquide cérébro-spinal (LCS) ;
liquide synovial ;
humeur aqueuse ;
humeur vitrée.

 


III. Pourquoi l’homéostasie est-elle indispensable ? ⚡

Les cellules ne peuvent fonctionner correctement que dans des conditions précises.

Une variation importante :

du pH ;
de la température ;
de l’oxygène ;
du glucose ;
des ions ;

perturbe les réactions enzymatiques et le fonctionnement cellulaire.

Si l’équilibre est trop perturbé :

souffrance cellulaire ;
dysfonction d’organe ;
mort cellulaire ;
défaillance multiviscérale.
Exemple : la glycémie

Le cerveau dépend fortement du glucose.

Si la glycémie chute brutalement :

malaise ;
confusion ;
convulsions ;
coma.

Le corps active alors rapidement :

glucagon ;
adrénaline ;
libération hépatique de glucose.

IV. Les mécanismes de régulation 🔄

Le corps utilise des mécanismes permanents de régulation pour maintenir l’équilibre.

Ces régulations interviennent des milliers de fois par seconde.


V. La boucle de régulation 🧠

La majorité des mécanismes homéostatiques fonctionnent selon une boucle de régulation.

Elle comprend :

une valeur contrôlée ;
des capteurs ;
un centre de régulation ;
des effecteurs.

A. Valeur contrôlée

C’est le paramètre que le corps cherche à maintenir stable.

Exemples :

température ;
glycémie ;
pression artérielle ;
pH.

B. Les capteurs (récepteurs)

Ils détectent les variations.

Exemple :

barorécepteurs pour la pression artérielle ;
thermorécepteurs pour la température.

C. Le centre de régulation

Le cerveau ou une glande endocrine compare :

la valeur mesurée ;
la valeur souhaitée.

Puis il décide d’une correction.

D. Les effecteurs

Les effecteurs appliquent la réponse corrective.

Exemples :

vaisseaux sanguins ;
muscles ;
glandes ;
reins.

VI. Le rétrocontrôle négatif ⬇️

Le rétrocontrôle négatif est le principal mécanisme de régulation du corps.

Le but est de corriger un déséquilibre.

Exemple : température corporelle

Si la température augmente :

sudation ;
vasodilatation ;
perte de chaleur.

Si elle diminue :

frissons ;
vasoconstriction ;
production de chaleur.

Le corps ramène donc la valeur vers la normale.

VII. Le rétrocontrôle positif ⬆️

Le rétrocontrôle positif amplifie au contraire le phénomène.

Il est plus rare et temporaire.

Exemple : potentiel d’action

Lors d’un potentiel d’action :

entrée de sodium ;
ouverture d’autres canaux sodiques ;
amplification rapide.

Le phénomène doit ensuite être stoppé rapidement sinon il deviendrait dangereux.

Autre exemple : accouchement
contractions utérines ;
libération d’ocytocine ;
contractions encore plus fortes.

VIII. Les perturbations de l’homéostasie ⚠️

L’homéostasie est constamment perturbée par :

Facteurs externes
chaleur ;
froid ;
manque d’oxygène ;
infection ;
traumatisme.
Facteurs internes
hypoglycémie ;
hémorragie ;
déshydratation ;
stress.

Le corps tente alors de compenser.

IX. Système nerveux et système endocrinien 🧠🩸

Les deux grands systèmes de régulation sont :

A. Le système nerveux

Il agit :

rapidement ;
par impulsions électriques ;
sur une courte durée.

Exemple :

augmentation immédiate du rythme cardiaque.


B. Le système endocrinien

Il agit :

plus lentement ;
via des hormones ;
sur une durée plus longue.

Exemple :

régulation de la glycémie par l’insuline.

X. Complexité des régulations 🔬

Les boucles homéostatiques sont interconnectées.

Exemple :

pression artérielle ;
volume sanguin ;
activité cardiaque ;
fonction rénale ;

…s’influencent mutuellement.

Le corps fonctionne donc comme un immense réseau de régulations imbriquées.

Carte mentale globale de l’homéostasie

ÉlémentRôle
🌡️ Variable contrôléeParamètre que le corps tente de maintenir stable
📡 RécepteursDétectent les variations
🧠 Centre de régulationAnalyse les informations et décide d’une réponse
⚙️ EffecteursProduisent l’action correctrice
🔁 Boucles de rétrocontrôleCorrigent les déséquilibres
➖ Rétrocontrôle négatifRamène la variable vers la normale
➕ Rétrocontrôle positifAmplifie temporairement une réponse
⚠️ Déséquilibre homéostatiquePerturbation prolongée de l’équilibre interne

 

La plupart des maladies peuvent être vues comme une rupture de l’homéostasie.

Un patient en :

  • choc septique,
  • insuffisance respiratoire,
  • diabète grave,
  • déshydratation sévère,
  • hémorragie,

est un organisme qui ne parvient plus à maintenir certaines variables essentielles dans des limites compatibles avec la vie.

Les symptômes observés chez un patient sont souvent la conséquence visible d’un déséquilibre physiologique plus profond.

👉 La médecine consiste très souvent à restaurer un équilibre que le corps n’arrive plus à maintenir seul.

L’homéostasie est l’une des notions les plus importantes de toute la physiologie.

Elle permet de comprendre :

  • pourquoi les organes communiquent,
  • pourquoi certains symptômes apparaissent,
  • pourquoi certaines défaillances deviennent rapidement graves,
  • pourquoi l’organisme compense avant de s’effondrer.

Avant d’étudier :

  • les maladies,
  • la sémiologie,
  • les thérapeutiques,
  • la réanimation,
  • ou les soins critiques,

il faut comprendre comment le corps tente normalement de maintenir son équilibre interne.

A retenir

  • L’homéostasie correspond au maintien de l’équilibre interne de l’organisme.
  • Cet équilibre est dynamique et continuellement ajusté.
  • Les principales régulations utilisent des boucles de rétrocontrôle.
  • Le rétrocontrôle négatif corrige une variation.
  • Le rétrocontrôle positif amplifie temporairement une réponse.
  • Les déséquilibres homéostatiques peuvent conduire à la maladie.
  • De nombreuses thérapeutiques médicales visent à restaurer l’homéostasie.
 

Définitions

homéostasie variable contrôlée récepteur centre de régulation effecteur rétrocontrôle négatif rétrocontrôle positif liquide intracellulaire liquide extracellulaire liquide interstitiel valeur de consigne stimulus réponse physiologique équilibre dynamique mécanisme de régulation

L'homéostasie

📍 Biologie fondamentale
⏱️ 20 min

🎯 À la fin de cette leçon, vous saurez :

  • Définir les caractéristiques du vivant.
  • Expliquer le rôle de la cellule dans l’organisation du vivant.
  • Décrire les propriétés biologiques communes à tous les êtres vivants.
  • Différencier croissance, développement et différenciation.
  • Comprendre comment ces propriétés participent au maintien de la vie.

Avant d’étudier le corps humain, il faut comprendre ce qui permet de dire qu’un organisme est vivant. Une bactérie, une fleur, un ver ou un humain sont très différents, mais ils partagent des propriétés biologiques communes.

Qu’est-ce qui différencie réellement un être vivant d’une structure non vivante ?

I. Structure composée de cellules 

Tous les êtres vivants sont constitués d’une ou de plusieurs cellules.

La cellule représente :

la plus petite unité vivante ;
l’unité structurale ;
l’unité fonctionnelle de l’organisme.

Certaines formes de vie ne possèdent qu’une seule cellule :

bactéries ;
amibes ;
levures.

D’autres organismes sont pluricellulaires :

végétaux ;
animaux ;
êtres humains.

Chez l’Homme, les milliards de cellules travaillent ensemble pour former :

tissus ;
organes ;
systèmes ;
organisme complet.

A. Procaryotes et eucaryotes
Procaryotes

Les procaryotes :

ne possèdent pas de noyau ;
ont une structure simple ;
exemple : bactéries.

Le matériel génétique flotte librement dans la cellule.

Eucaryotes

Les eucaryotes :

possèdent un noyau ;
possèdent des organites spécialisés ;
ont une structure plus complexe.

Les cellules humaines sont des cellules eucaryotes.

II. Le métabolisme

Le métabolisme correspond à l’ensemble des réactions chimiques de l’organisme.

Ces réactions permettent :

de produire de l’énergie ;
de construire des molécules ;
de maintenir les fonctions vitales.

Le métabolisme comprend deux grandes phases  le catabolisme et l’anabolisme

III. Le catabolisme

Le catabolisme correspond à la destruction de molécules complexes en molécules plus simples.

Cette dégradation produit de l’énergie.

Exemple :

digestion des glucides ;
dégradation du glucose ;
respiration cellulaire.

L’énergie produite est stockée sous forme d’ATP.

Exemple clinique

Lors d’un effort physique :

les cellules musculaires augmentent leur catabolisme ;
consommation accrue de glucose et d’oxygène ;
augmentation de production d’énergie.

IV. L’anabolisme

L’anabolisme correspond à la construction de molécules complexes à partir de molécules simples.

Exemples :

synthèse des protéines ;
fabrication des membranes cellulaires ;
croissance musculaire ;
réparation des tissus.

L’anabolisme utilise l’énergie produite par le catabolisme.

Exemple

Les acides aminés provenant de l’alimentation servent à fabriquer :

enzymes ;
protéines musculaires ;
hormones ;
anticorps.

V. L’excitabilité et la communication

 Les êtres vivants sont capables :

de percevoir des modifications ;
de transmettre des informations ;
de produire une réponse adaptée.

Cette capacité est appelée :

excitabilité ;
ou réactivité.

A. Réponse aux stimuli

Un stimulus est une modification de l’environnement :

chaleur ;
lumière ;
douleur ;
bruit ;
variation chimique.

Les cellules détectent ces changements puis réagissent.

B. Communication cellulaire

Les cellules communiquent constamment entre elles.

Chez l’Homme, cette communication utilise :

le système nerveux ;
les hormones ;
le système immunitaire.
Exemple

Lorsque la glycémie augmente :

le pancréas détecte la variation ;
il libère de l’insuline ;
les cellules captent davantage de glucose.

VI. La motilité (mouvement)

Les êtres vivants possèdent une capacité de mouvement appelée motilité.

Le mouvement peut concerner :

l’organisme entier ;
un organe ;
une cellule ;
des structures intracellulaires.

 

A. Mouvement du corps

Exemple :

marche ;
course ;
respiration ;
contractions musculaires.

 

B. Mouvement cellulaire

Certaines cellules se déplacent :

globules blancs lors d’une infection ;
spermatozoïdes ;
cellules immunitaires.

Même à l’intérieur des cellules, certaines structures bougent :

vésicules ;
cytosquelette ;
organites.

VII. La croissance

La croissance correspond à l’augmentation de taille d’un organisme.

Elle peut résulter :

d’une augmentation de taille des cellules ;
d’une augmentation du nombre de cellules ;
ou des deux.
Exemple

Pendant l’enfance :

multiplication cellulaire importante ;
croissance osseuse ;
développement musculaire.

Dans l’os :

accumulation de matière minérale ;
augmentation longueur et largeur osseuse.
Croissance cellulaire

Les cellules augmentent leur contenu :

protéines ;
organites ;
eau ;
réserves énergétiques.

VIII. La différenciation

La différenciation correspond à la transformation d’une cellule immature en cellule spécialisée.

Toutes les cellules du corps ne remplissent pas la même fonction.

Exemple

À partir d’une cellule souche :

neurone ;
cellule musculaire ;
globule rouge ;
cellule osseuse.

Chaque cellule développe :

une structure spécifique ;
une fonction précise.
Importance

La différenciation permet :

formation des tissus ;
développement des organes ;
spécialisation fonctionnelle.

IX. La reproduction

La reproduction correspond :

à la production de nouvelles cellules ;
ou à la création d’un nouvel individu.

 

A. Reproduction cellulaire

Les cellules se divisent pour :

croissance ;
réparation ;
renouvellement.

Exemple :

peau ;
cellules sanguines ;
muqueuses.

 

B. Reproduction humaine

La reproduction humaine nécessite :

un ovocyte ;
un spermatozoïde ;
une fécondation.

Cette fusion forme un zygote qui subira :

divisions cellulaires ;
différenciation ;
développement embryonnaire.

X. Vieillissement et mort

 Les êtres vivants suivent un cycle biologique :

naissance ;
croissance ;
vieillissement ;
mort.

 

A. Vieillissement

Avec le temps :

diminution des capacités cellulaires ;
accumulation de dommages ;
diminution régénération.


B. Mort cellulaire programmée : apoptose

Certaines cellules doivent mourir volontairement pour permettre le développement normal.

L’apoptose est une mort cellulaire programmée.

Elle est indispensable :

au développement embryonnaire ;
au renouvellement cellulaire ;
à l’élimination des cellules anormales.
Exemple

Chez l’embryon :

les doigts se séparent grâce à l’apoptose des cellules situées entre eux.

XI. Quand les caractéristiques du vivant cessent

Lorsque les processus vitaux s’arrêtent :

les cellules meurent ;
les tissus cessent de fonctionner ;
les organes défaillent.

Cliniquement, la mort peut être associée :

à l’arrêt cardiaque ;
à l’absence de respiration spontanée ;
à la perte irréversible des fonctions cérébrales.

Un être vivant n’est pas simplement “quelque chose qui bouge”.

👉 Ce qui définit réellement la vie, c’est la capacité d’un organisme à maintenir une organisation complexe contre le désordre permanent.

Chaque seconde :

les cellules se détruisent ;
se réparent ;
produisent de l’énergie ;
communiquent ;
éliminent leurs déchets ;
s’adaptent.

Le corps humain est donc une structure en renouvellement constant.

Paradoxalement :
👉 pour rester vivant, le corps doit aussi détruire certaines de ses propres cellules.

C’est le cas de l’apoptose :

sans mort cellulaire programmée ;
pas de développement normal ;
pas de renouvellement sain ;
parfois même apparition de cancers.

La vie dépend donc autant de la création que de la destruction contrôlée.

A retenir

    • Tous les êtres vivants possèdent des caractéristiques communes.
    • La cellule est l’unité fondamentale du vivant.
    • Le métabolisme comprend le catabolisme et l’anabolisme.
    • Les êtres vivants perçoivent et répondent aux stimuli.
    • Les cellules communiquent entre elles.
    • La motilité existe à l’échelle du corps et des cellules.
    • La croissance dépend de la multiplication et de l’augmentation cellulaire.
    • La différenciation permet la spécialisation des cellules.
    • La reproduction permet le renouvellement et la création d’un nouvel individu.
    • Le vieillissement et la mort font partie du cycle biologique.
    • L’apoptose est indispensable au fonctionnement normal du vivant.
 

Définitions

cellule procaryote eucaryote métabolisme catabolisme anabolisme ATP excitabilité stimulus communication cellulaire motilité croissance différenciation cellule souche reproduction fécondation zygote apoptose vieillissement homéostasie hormone mort

Les caractéristiques du corps humain

📍 Biologie fondamentale
⏱️ 20 min

🎯 À la fin de cette leçon, vous saurez :

  • Définir les caractéristiques du vivant.
  • Expliquer le rôle de la cellule dans l’organisation du vivant.
  • Décrire les propriétés biologiques communes à tous les êtres vivants.
  • Différencier croissance, développement et différenciation.
  • Comprendre comment ces propriétés participent au maintien de la vie.

Avant d’étudier le corps humain, il faut comprendre ce qui permet de dire qu’un organisme est vivant. Une bactérie, une fleur, un ver ou un humain sont très différents, mais ils partagent des propriétés biologiques communes.

Qu’est-ce qui différencie réellement un être vivant d’une structure non vivante ?

I. Structure composée de cellules 

Tous les êtres vivants sont constitués d’une ou de plusieurs cellules.

La cellule représente :

la plus petite unité vivante ;
l’unité structurale ;
l’unité fonctionnelle de l’organisme.

Certaines formes de vie ne possèdent qu’une seule cellule :

bactéries ;
amibes ;
levures.

D’autres organismes sont pluricellulaires :

végétaux ;
animaux ;
êtres humains.

Chez l’Homme, les milliards de cellules travaillent ensemble pour former :

tissus ;
organes ;
systèmes ;
organisme complet.

A. Procaryotes et eucaryotes
Procaryotes

Les procaryotes :

ne possèdent pas de noyau ;
ont une structure simple ;
exemple : bactéries.

Le matériel génétique flotte librement dans la cellule.

Eucaryotes

Les eucaryotes :

possèdent un noyau ;
possèdent des organites spécialisés ;
ont une structure plus complexe.

Les cellules humaines sont des cellules eucaryotes.

II. Le métabolisme

Le métabolisme correspond à l’ensemble des réactions chimiques de l’organisme.

Ces réactions permettent :

de produire de l’énergie ;
de construire des molécules ;
de maintenir les fonctions vitales.

Le métabolisme comprend deux grandes phases  le catabolisme et l’anabolisme

III. Le catabolisme

Le catabolisme correspond à la destruction de molécules complexes en molécules plus simples.

Cette dégradation produit de l’énergie.

Exemple :

digestion des glucides ;
dégradation du glucose ;
respiration cellulaire.

L’énergie produite est stockée sous forme d’ATP.

Exemple clinique

Lors d’un effort physique :

les cellules musculaires augmentent leur catabolisme ;
consommation accrue de glucose et d’oxygène ;
augmentation de production d’énergie.

IV. L’anabolisme

L’anabolisme correspond à la construction de molécules complexes à partir de molécules simples.

Exemples :

synthèse des protéines ;
fabrication des membranes cellulaires ;
croissance musculaire ;
réparation des tissus.

L’anabolisme utilise l’énergie produite par le catabolisme.

Exemple

Les acides aminés provenant de l’alimentation servent à fabriquer :

enzymes ;
protéines musculaires ;
hormones ;
anticorps.

V. L’excitabilité et la communication

 Les êtres vivants sont capables :

de percevoir des modifications ;
de transmettre des informations ;
de produire une réponse adaptée.

Cette capacité est appelée :

excitabilité ;
ou réactivité.

A. Réponse aux stimuli

Un stimulus est une modification de l’environnement :

chaleur ;
lumière ;
douleur ;
bruit ;
variation chimique.

Les cellules détectent ces changements puis réagissent.

B. Communication cellulaire

Les cellules communiquent constamment entre elles.

Chez l’Homme, cette communication utilise :

le système nerveux ;
les hormones ;
le système immunitaire.
Exemple

Lorsque la glycémie augmente :

le pancréas détecte la variation ;
il libère de l’insuline ;
les cellules captent davantage de glucose.

VI. La motilité (mouvement)

Les êtres vivants possèdent une capacité de mouvement appelée motilité.

Le mouvement peut concerner :

l’organisme entier ;
un organe ;
une cellule ;
des structures intracellulaires.

 

A. Mouvement du corps

Exemple :

marche ;
course ;
respiration ;
contractions musculaires.

 

B. Mouvement cellulaire

Certaines cellules se déplacent :

globules blancs lors d’une infection ;
spermatozoïdes ;
cellules immunitaires.

Même à l’intérieur des cellules, certaines structures bougent :

vésicules ;
cytosquelette ;
organites.

VII. La croissance

La croissance correspond à l’augmentation de taille d’un organisme.

Elle peut résulter :

d’une augmentation de taille des cellules ;
d’une augmentation du nombre de cellules ;
ou des deux.
Exemple

Pendant l’enfance :

multiplication cellulaire importante ;
croissance osseuse ;
développement musculaire.

Dans l’os :

accumulation de matière minérale ;
augmentation longueur et largeur osseuse.
Croissance cellulaire

Les cellules augmentent leur contenu :

protéines ;
organites ;
eau ;
réserves énergétiques.

VIII. La différenciation

La différenciation correspond à la transformation d’une cellule immature en cellule spécialisée.

Toutes les cellules du corps ne remplissent pas la même fonction.

Exemple

À partir d’une cellule souche :

neurone ;
cellule musculaire ;
globule rouge ;
cellule osseuse.

Chaque cellule développe :

une structure spécifique ;
une fonction précise.
Importance

La différenciation permet :

formation des tissus ;
développement des organes ;
spécialisation fonctionnelle.

IX. La reproduction

La reproduction correspond :

à la production de nouvelles cellules ;
ou à la création d’un nouvel individu.

 

A. Reproduction cellulaire

Les cellules se divisent pour :

croissance ;
réparation ;
renouvellement.

Exemple :

peau ;
cellules sanguines ;
muqueuses.

 

B. Reproduction humaine

La reproduction humaine nécessite :

un ovocyte ;
un spermatozoïde ;
une fécondation.

Cette fusion forme un zygote qui subira :

divisions cellulaires ;
différenciation ;
développement embryonnaire.

X. Vieillissement et mort

 Les êtres vivants suivent un cycle biologique :

naissance ;
croissance ;
vieillissement ;
mort.

 

A. Vieillissement

Avec le temps :

diminution des capacités cellulaires ;
accumulation de dommages ;
diminution régénération.


B. Mort cellulaire programmée : apoptose

Certaines cellules doivent mourir volontairement pour permettre le développement normal.

L’apoptose est une mort cellulaire programmée.

Elle est indispensable :

au développement embryonnaire ;
au renouvellement cellulaire ;
à l’élimination des cellules anormales.
Exemple

Chez l’embryon :

les doigts se séparent grâce à l’apoptose des cellules situées entre eux.

XI. Quand les caractéristiques du vivant cessent

Lorsque les processus vitaux s’arrêtent :

les cellules meurent ;
les tissus cessent de fonctionner ;
les organes défaillent.

Cliniquement, la mort peut être associée :

à l’arrêt cardiaque ;
à l’absence de respiration spontanée ;
à la perte irréversible des fonctions cérébrales.

Un être vivant n’est pas simplement “quelque chose qui bouge”.

👉 Ce qui définit réellement la vie, c’est la capacité d’un organisme à maintenir une organisation complexe contre le désordre permanent.

Chaque seconde :

les cellules se détruisent ;
se réparent ;
produisent de l’énergie ;
communiquent ;
éliminent leurs déchets ;
s’adaptent.

Le corps humain est donc une structure en renouvellement constant.

Paradoxalement :
👉 pour rester vivant, le corps doit aussi détruire certaines de ses propres cellules.

C’est le cas de l’apoptose :

sans mort cellulaire programmée ;
pas de développement normal ;
pas de renouvellement sain ;
parfois même apparition de cancers.

La vie dépend donc autant de la création que de la destruction contrôlée.

A retenir

    • Tous les êtres vivants possèdent des caractéristiques communes.
    • La cellule est l’unité fondamentale du vivant.
    • Le métabolisme comprend le catabolisme et l’anabolisme.
    • Les êtres vivants perçoivent et répondent aux stimuli.
    • Les cellules communiquent entre elles.
    • La motilité existe à l’échelle du corps et des cellules.
    • La croissance dépend de la multiplication et de l’augmentation cellulaire.
    • La différenciation permet la spécialisation des cellules.
    • La reproduction permet le renouvellement et la création d’un nouvel individu.
    • Le vieillissement et la mort font partie du cycle biologique.
    • L’apoptose est indispensable au fonctionnement normal du vivant.
 

Définitions

cellule procaryote eucaryote métabolisme catabolisme anabolisme ATP excitabilité stimulus communication cellulaire motilité croissance différenciation cellule souche reproduction fécondation zygote apoptose vieillissement homéostasie hormone mort
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